52 000 km sur les pistes de Paris au Kilimandjaro

L’avion se pose docilement sur la piste. Une douzaine d’heures suffisent pour parcourir le même chemin qu’en 400 jours de route. Décidément je n’aime pas ces retours brutaux, comme les départs d’ailleurs. Hier soir j’étais en tee-shirt, ce matin la neige m’accueille. Nos enfants, quelques amis et une partie de la famille nous attendent de pied ferme. Heureuse surprise, car non prévue !!! Cet accueil-là nous réchauffe le cœur à défaut de nous réchauffer le corps. Champagne !!!

La boucle est bouclée. Les Afriques sont déjà loin. Seules quelques photos, dans la poche, me permettront d’y retourner au gré de mes envies.

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Finir un voyage c’est s’autoriser à mourir. Le rêve n’est plus. La réalité s’impose, parfois différente. L’autorisation vers la « terra incognita » peut être délivrée. D’ici à utiliser ce visa, obtenu gratuitement par chacun, d’autres rêves se manifesteront à mon esprit et peut-être aurais-je le temps, le courage, la volonté de me lancer sur une autre étape préliminaire.

Certains déjà me demandent ce que j’ai compris de ce voyage. Claudel leur répond brillamment à ma place : « il ne faut pas comprendre, il faut perdre connaissance ». Partir, disparaître, se perdre et se retrouver sont les affres du voyage. Les pays et les gens que j’ai effleurés sont une bonne université culturelle.

Ce tour des Afriques a été exceptionnel, faisant parti des plus beaux moments de ma vie, riche en rencontres, en émotions, en découvertes… Le rêve s’est bien déroulé, tout juste quelques petits soucis avec la police et les pistes de certains pays !

Et si c’était à refaire ? Je recommencerais, mais différemment. Je pratiquerais davantage l’immobilité, sur des lieux bien précis…

L’Afrique, aujourd’hui je m’autorise à dire : les Afriques dont j’ai rêvées pendant des années, durant lesquelles j’ai lu des dizaines d’ouvrages, vu tout autant de reportages et documentaires, et suivi toute l’actualité : coups d’Etat, catastrophes, famines…, je souhaitais tant faire ce voyage pour mettre des images sur chaque pays et ses habitants. Tout est bien !

Et la peur ? Oui bien sûr j’ai eu peur, même souvent. Mais la peur c’est l’adrénaline qui aide à surmonter les difficultés. J’ai même eu peur des Noirs ! C’est fou car eux aussi ont peur des Blancs. Avais-je le choix ? Ils sont tous noirs dans ces Afriques !

Et le plus beau pays ? Tous, du nord au sud et d’est en ouest. Comme tout lieu de notre planète bleue, selon les affinités de chacun, on peut juste préférer le désert du Namib à la forêt équatoriale camerounaise parce que… Parce que, les yeux, l’oreille, le nez procurent des sensations plus intenses ici ou là.

Et les gens ? Un trésor de cultures riches, fortes et diverses. L’étranger, que je suis chez eux, est toujours accueilli avec respect et amitié. Une médaille d’excellence aux Peuls, Bassaris, pygmées Baka ou aux Himbas pour leur hospitalité gratuite, à notre égard.

Vous retrouverez cette merveilleuse aventure sur les carnets de route du blog de Xavier : CapOcap.

Il vous emmène au travers des 21 pays traversés et des paysages à couper le souffle !

Désert du Namib…                        ou                 en forêt équatoriale !

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Auteur: marie

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