Voyager dans les romans de Jean-Claude Lalumière

Les voyages, et plus largement le mouvement, sont très présents dans mes romans. Dans certains livres, ils symbolisent le cheminement intérieur des personnages. Dans d’autres, ils facilitent la mise en scène et le déroulement de l’histoire. Dans tous les cas, ils ont leur importance. De la Géorgie au bassin d’Arcachon dans Le Front russe, du Pays Basque à la vallée de la Loire dans La Campagne de France, de l’île d’Oléron à Tokyo dans Ce Mexicain qui venait du japon et me parlait de l’Auvergne, je vous invite à me suivre et à consulter mon blog.

Le Front russe (Le Dilettante, 2010 ; Le Livre de poche, 2012)

Pour ce roman, je suis revenu à la source de mon goût pour les voyages : le magazine Géo. Mes parents y étaient abonnés et je garde de ces lectures le souvenir de paysages magnifiques, de cultures différentes, de pays au nom imprononçable. J’ai donc imaginé un personnage nourri aux mêmes sources, partageant les mêmes envies, mais qui malheureusement ne parvient pas à partir, cantonné dans un bureau parisien du ministère des Affaires étrangères. Il parviendra à s’envoler une fois malgré tout, à Tbilissi en Géorgie, se retrouvant alors en pleine invasion par l’armée russe. Rapatriement d’urgence. Ses vacances sur le bassin d’Arcachon, région près de laquelle j’ai passé mon enfance, sont plus sures, heureusement.

La Campagne de France (Le Dilettante 2013 ; Le Livre de poche, 2014)

Pour ce deuxième roman, je me suis penché sur la question du tourisme culturel dans un pays, la France, qui tend à « mettre en tourisme » tout ce qu’il trouve : maisons d’artiste, lieu de mémoire, usines… Rien n’y échappe. M’inspirant de lieux et de régions que j’avais moi-même visités (le pays Basque, la vallée de la Loire, la fameuse gare de Limoges…) ou que je suis allé visiter spécialement pour la rédaction de ce livre (la demeure de François Mauriac à Malagar, le village martyr d’Oradour-sur-Glanes…), j’ai imaginé le parcours d’un bus de retraités indisciplinés à travers le pays, de Saint-Jean-de-Luz à Bergues, le village de Bienvenue chez les Ch’tis.

Ce Mexicain qui venait du Japon et me parlait de l’Auvergne (Arthaud, 2016)

Cette fois, on voyage loin et beaucoup. Beaucoup trop même et trop vite. Inspiré par les nombreux déplacements professionnels que j’ai effectués, en France et à l’étranger, j’ai imaginé cette comédie à travers le monde, entre Paris et Tokyo en passant par Amsterdam, Budapest ou encore Barcelone, sans oublier l’Auvergne. Des voyages trop rapides qui ne permettent pas toujours de découvrir les lieux et la culture mais qui n’empêche pas les bonnes rencontres et les surprises. J’ai, entre autre, glissé dans ce récit ma découverte du Japon que j’ai pu utiliser grâce aux notes que j’avais prises pendant mes différents séjours, précieux carnets de routes dans lesquels j’avais retranscrit la beauté de la skyline de Tokyo, découverte au milieu de la nuit, à mon arrivée dans ma chambre d’hôtel. Une nuit magique, inoubliable.

 

Auteur: marie

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